Le Coudray : Menace d’abattage sur neuf arbres rue des Bellangères, le maire s'en remet à la DDT
- Emmanuel Senecharles

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L'apparition de marques d'abattage sur plusieurs arbres de la rue des Bellangères au Coudray alerte les riverains. Interrogé, le maire Pascal Aulard confirme le dépôt d'un dossier en préfecture.

Le Coudray : Menace d’abattage sur neuf arbres rue des Bellangères, le maire s'en remet à la DDT
C’est un détail qui n’a pas échappé aux habitants du quartier. Récemment, de discrètes mais funestes marques blanches sont apparues sur les troncs des arbres bordant la rue des Bellangères, au Coudray. Sur les treize arbres que compte la rue, neuf semblent aujourd’hui visés, dont un grand tilleul et plusieurs érables majestueux.
Une démarche étayée par la confirmation municipale : un dossier d'autorisation d'abattage a bel et bien été déposé auprès des services de la DDT.
Joint par téléphone, le maire du Coudray, Pascal Aulard, apporte des éclaircissements sur l'origine du projet. La commune prévoit une réfection des trottoirs à compter du 7 septembre prochain. Selon l'édile, le système racinaire des arbres poserait un problème de sécurité publique :
« Aujourd'hui, les racines soulèvent les enrobés. Il y a un risque d'accident pour les piétons, d'autant qu'un arrêt de bus se trouve à proximité. On ne peut pas prendre le risque qu'un habitant trébuche sur une racine », explique le maire, pointant également la nécessité d'éviter que de nouveaux travaux ne soient à nouveau détériorés à court terme par la repousse racinaire.
« Rien ne sera fait sans l'accord de la DDT »
Face aux inquiétudes environnementales suscitées par la disparition potentielle de ces « climatiseurs naturels » et puits de carbone en milieu urbain, selon les opposant au projet, la municipalité se veut toutefois prudente et rappelle que la décision finale ne lui appartient pas.
« Ce n'est pas nous qui maîtrisons cela. Peut-être que nous n'aurons pas l'autorisation de les abattre. Nous attendons le retour du dossier. Rien ne sera fait sans l'accord de la DDT, ni sur le nombre, ni sur la nécessité de couper. Nous respecterons scrupuleusement leur décision », martèle Pascal Aulard.
La mobilisation s'organise
Pour les riverains et les défenseurs du cadre de vie, l'attente reste tendue. « À l'heure du réchauffement climatique et des épisodes de canicule à répétition, dépenser de l'argent public pour supprimer des îlots de fraîcheur urbains demeure une option difficile à accepter », dénonce des riverains.
Afin de peser dans le débat avant le début du chantier prévu début septembre, des appels ont d'ores et déjà été lancés pour contacter des associations locales de protection de l'environnement, notamment l'ADEAC.
Cette situation rappelle la mobilisation des militants perchés dans les tilleuls de Jouy, qui s'étaient opposés à un projet d'abattage municipal. Une contestation citoyenne qui s'était soldée par un succès historique, les tilleuls de la gare de Jouy ayant été sauvés par arrêté municipal après une semaine de résistance.



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