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À Jouy, des militants perchés dans des tilleuls tiennent tête à la mairie

  • Photo du rédacteur: Emmanuel Senecharles
    Emmanuel Senecharles
  • il y a 21 minutes
  • 2 min de lecture

Depuis le 15 juillet, une dizaine de militants et d'habitants de Jouy, en Eure-et-Loir, occupent six tilleuls cinquantenaires de l'avenue de la Gare pour empêcher leur abattage ordonné par la municipalité. Quatre jours après le début du mouvement, et malgré la promesse orale du maire de renoncer au projet, les "écureuils" n'ont toujours pas quitté les branches ce samedi 19 juillet.

 

Six tilleuls cinquantenaires sont au cœur d'un bras de fer entre la municipalité de Jouy et des habitants mobilisés pour empêcher leur abattage
Six tilleuls cinquantenaires sont au cœur d'un bras de fer entre la municipalité de Jouy et des habitants mobilisés pour empêcher leur abattage.


À Jouy, des militants perchés dans des tilleuls tiennent tête à la mairie


Ils se font appeler les "écureuils". Depuis le 15 juillet au matin, une poignée de militants et d'habitants de Jouy, commune d'Eure-et-Loir située en périphérie de Chartres, ont pris leurs quartiers dans les branches de six tilleuls cinquantenaires de l'avenue de la Gare. Objectif : empêcher leur abattage, programmé par la municipalité au nom de la sécurité des piétons.


Le maire justifie la décision par l'état des arbres — en fin de vie, selon lui — et par la nécessité de dégager un passage sur le trottoir. Ses opposants, eux, contestent aussi bien le diagnostic que la légalité du projet. Soutenus par le Groupe National de Surveillance des Arbres (GNSA) et l'Association pour la Défense de l'Environnement dans l'agglomération chartraine (ADEAC), ils étaient plus d’une cinquantaine de militants à chanter la marseillaise au pieds des arbres pour faire barrage à la gendarmerie.


Un blessé côté manifestant

Le maire a annoncé dès le mercredi qu'il renonçait à l'abattage. Victoire ? Pas tout à fait. Les militants ont refusé de descendre. Ses déclarations orales, estiment-ils, ne constituent pas une garantie suffisante, confie également Jean-François Bridet, conseiller régional.

L'ambiance s'est tendue dès le premier jour de mobilisation. Un affrontement face à la gendarmerie a fait un blessé coté manifestant.


Quatre jours après le début de l'occupation, toujours perchés dans les arbres, les écureuils attendent.

Pas d'interpellation, pas d’évacuation, mais un signal clair, la situation va durer.

 

 

 

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