« Et si on essayait la liberté ? » : Guillaume Kasbarian lance son nouveau mouvement
- Emmanuel Senecharles

- 14 avr.
- 2 min de lecture
L’ancien ministre de la Fonction publique et du Logement rompt avec le statu quo. En créant le « Parti de la Liberté », le député d’Eure-et-Loir entend structurer un courant libéral indépendant, loin de l’« enfer administratif » et du dirigisme qu'il impute à la classe politique traditionnelle.

« Et si on essayait la liberté ? » : Guillaume Kasbarian lance son nouveau mouvement
C'est un diagnostic sans concession que livre Guillaume Kasbarian pour justifier la naissance de sa nouvelle formation politique. Pour l'ex-ministre macroniste, la France est prisonnière d'un cycle vieux de cinquante ans : celui des « promesses intenables », des « chèques financés par des taxes » et d'une sédimentation bureaucratique qu'il qualifie de « bidules » inutiles.
Le constat de Guillaume Kasbarian est sans appel : avec des déficits records et une pression fiscale au sommet mondial, le modèle français serait à bout de souffle. Selon lui, cette situation n'est pas une fatalité mais le fruit d'une « maladie » persistante : la défiance de l'État envers ses citoyens.
L'élu pointe du doigt une classe politique qui, selon ses termes, préfère « confisquer la responsabilité individuelle » plutôt que de réformer un système défaillant. Il accuse l'État de se disperser en se mêlant de tout, tout en échouant sur ses missions régaliennes essentielles : sécurité, protection de la propriété et respect de la loi.
Un parcours du privé vers le combat libéral
Pour légitimer sa démarche, Guillaume Kasbarian rappelle son passé dans le secteur privé. Cette expérience lui aurait permis de mesurer concrètement le poids de la « lourdeur administrative ». Déjà remarqué pour sa fermeté lors de l'examen de la loi anti-squat et pour ses positions sur la simplification administrative, il revendique aujourd'hui une cohérence totale avec ses convictions, sans « double discours ».
« La liberté est une ambition globale : elle vaut pour l’économie, mais aussi pour la vie personnelle, familiale et sociale. »
Le Parti de la Liberté se veut une structure indépendante, se tenant à distance de deux écueils :
L'étatisme (qu'il soit de gauche ou du centre-droit actuel).
Le conservatisme et les projets « illibéraux ».
Le mouvement se définit comme profondément démocrate et s'inscrit dans la lignée de la tradition libérale française et internationale. Il s'adresse à ceux qui souhaitent libérer le travail, l'entrepreneuriat, mais aussi la pensée et les choix de vie individuels.
Si le libéralisme pur a souvent peiné à s'organiser durablement en France, Guillaume Kasbarian est convaincu que le moment est opportun. La dégradation alarmante des finances publiques et le succès d'expériences libérales hors de nos frontières pourraient, selon lui, créer un appel d'air pour des « transformations courageuses ».
En lançant ce parti, le député d'Eure-et-Loir ne cherche pas seulement à créer un club de réflexion, mais bien une force politique capable de faire « reculer ce qui bloque ». Le message est lancé aux libéraux de toutes obédiences : la porte est ouverte.



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