Aide Sociale à l'Enfance : des parents se mobilisent contre les placements jugés abusifs

Dernière mise à jour : 4 juil.

Les témoignages pleuvent sur internet et les réseaux sociaux. De plus en plus de parents partagent leur expérience désastreuse avec l’ASE (l’Aide Sociale à l’Enfance).

Dans la volonté de protéger l’enfant, des placements abusifs seraient réalisés, attestent des milliers commentaires sur la toile. Est considéré un placement abusif un enfant soustrait à l’autorité parentale par les conseils départementaux via leur service ASE alors même que l’enfant n’en n’aurait pas besoin.

Lorsque l’institution est en marche, il est très difficile de récupérer la garde de ses enfants tant la machine judiciaire est lourde et longue à se mettre en place. Un soupçon de maltraitance, une dénonciation peut suffire à une décision de justice pour que l’enfant soit éloigné du domicile. Si sur le principe tout le monde est en accord avec les objectifs de ce service, dans les faits, c’est bien plus compliqué. Le temps de prouver son innocence ou démontrer les conditions de vie favorables à l’épanouissement de l’enfant au sein de la structure familiale, il se passe parfois plusieurs années avant qu’un retour au domicile soit prononcé.

"Un système fait pour nous contraindre à abandonner".

La cour des comptes pointe elle-même des défaillances sur la gestion de ces services variant d’un territoire à un autre. Si l’ASE est en responsabilité, ce sont souvent des associations indépendantes qui gèrent au quotidien l’enfant placé. Et c’est là que les difficultés se concentrent principalement.

Formations des éducateurs, difficultés voir même absence totale de visites parentales, opacité de la gestion financière, les parents dénoncent un système fait pour les contraindre à abandonner. La justice elle-même se repose sur les comptes-rendus de ces associations sans qu’un contradicteur puisse dénoncer l’expertise émise par ces professionnels de l’enfance.

Une prise de conscience débute dans les autorités elles-mêmes. Certains salariés dénoncent leur conditions de travail. Trop d’enfants à gérer, absence de moyens matériel, des consignes contraires au bien être de l’enfant pour une meilleure optimisation des coûts.

Sylvie Castro, organisatrice de l’évènement qui a réuni une quarantaine de personnes, prévoit d’en organiser un second en octobre prochain.




















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