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Trente ans de prison pour un homme condamné pour actes de barbarie et viols sur sa conjointe

  • Photo du rédacteur: Emmanuel Senecharles
    Emmanuel Senecharles
  • il y a 12 heures
  • 3 min de lecture

Après cinq jours d’audience devant la cour d’assises de Chartres, un homme a été condamné à trente ans de réclusion criminelle pour des faits de tortures, viols et violences répétées sur sa compagne. Entre 2020 et 2023, la victime a subi de graves sévices, d’abord à Trappes, puis à Nogent-le-Rotrou.


Cour d’assises de Chartres (Eure-et-Loir). Après cinq jours d’audience, l’accusé a été reconnu ce vendredi 30 novembre, coupable de tortures, viols et violences sur sa compagne à Trappes et Nogent-le-Rotrou
Cour d’assises de Chartres (Eure-et-Loir). Après cinq jours d’audience, l’accusé a été reconnu ce vendredi 30 novembre, coupable de tortures, viols et violences sur sa compagne à Trappes et Nogent-le-Rotrou - Photo Illustration Istock

Trente ans de prison pour un homme condamné pour actes de barbarie et viols sur sa conjointe :


Pendant près de trois ans, Élise (le prénom a été modifié) a vécu enfermée dans une relation marquée par la violence, l’emprise et la peur. Âgée de 22 ans au début des faits, cette jeune femme a raconté devant la cour d’assises de Chartres (Eure-et-Loir) les sévices qu’elle affirme avoir subis entre 2020 et 2023, d’abord à Trappes (Yvelines), puis à Nogent-le-Rotrou. Son ex-compagnon, Lucas (prénom changé), a finalement été condamné à trente ans de réclusion criminelle.


À l’audience, Élise a livré un récit précis et éprouvant. Elle décrit une succession de coups, d’humiliations et de violences infligées dans l’intimité du domicile conjugal : des gifles et des coups de poing, mais aussi l’usage d’objets : des haltères pour frapper, de l’eau bouillante jetée sur le corps, des cheveux arrachés. Elle évoque également des brûlures volontaires, infligées aux seins à l’aide d’un fer à lisser ou d’une cuillère chauffée.


À ces violences physiques s’ajoutent des agressions sexuelles répétées. Élise parle de viols, de sodomies imposées, de coups portés sur son sexe avec un fouet, ainsi que d’obligations sexuelles sous contrainte. « Il décidait de tout », explique-t-elle, décrivant une relation où la peur dictait chaque geste.


Selon les parties civiles, certaines violences se sont déroulées alors que le fils d’Élise, âgé de 4 ans à l’époque, se trouvait dans l’appartement. Lorsque l’enfant était présent, l’accusé lui demandait parfois d’ouvrir le robinet de la salle de bains afin de couvrir les cris de sa mère. Aujourd’hui, la jeune femme comme son enfant souffrent d’un syndrome de stress post-traumatique, attesté par des expertises médicales.


Une défense fondée sur la suspicion et le déni

Face à ces accusations, Lucas a contesté l’essentiel des faits. Il reconnaît quelques violences, qu’il minimise, mais nie les actes de torture et les viols. À plusieurs reprises, il a cherché à détourner la responsabilité en mettant en cause la victime.

À la barre, il affirme ne pas comprendre l’origine de certaines blessures, accusant Élise d’avoir eu des relations sexuelles avec plusieurs hommes, évoquant même des soupçons de prostitution. Il va plus loin en déclarant l’avoir soupçonnée d’entretenir une relation avec son propre père. « Je ne sais pas qui lui a fait ça », répète-t-il, malgré l’absence de tout élément corroborant cette version.


Les analyses scientifiques contredisent sa défense : dans les logements concernés, seuls trois profils ADN ont été retrouvés, ceux de la victime, de son enfant et de l’accusé. Aucun ADN tiers n’a été identifié sur les objets décrits comme ayant servi aux violences. Une incohérence que Lucas balaie d’une explication pour le moins surprenante : « Mon ADN a effacé celui des autres. »


À l’issue des débats, la cour d’assises de Chartres a condamné Lucas à trente ans de réclusion criminelle, la peine maximale encourue. Il a été reconnu coupable de tortures et actes de barbarie ayant entraîné une infirmité permanente, de viols sur conjointe, de violences habituelles, de menaces de mort et de violences commises en présence d’un mineur.


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