Élections municipales à Chartres : des électeurs empêchés de voter par procuration
- Emmanuel Senecharles

- il y a 6 heures
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Dimanche, jour de scrutin, tout ne s’est pas déroulé comme prévu pour certains électeurs chartrains. Plusieurs d’entre eux affirment avoir été empêchés de voter par procuration, malgré des démarches effectuées dans les règles.

Élections municipales à Chartres : des électeurs empêchés de voter par procuration
Parmi eux, Marina Masseau. Cette habitante de Chartres raconte une journée marquée par l’incompréhension et les démarches pour faire valoir ce qu’elle considère comme un droit fondamental.
« Je me suis présentée dès 9 heures au bureau de vote avec une procuration pour ma fille étudiante », explique-t-elle. Le document, établi dans les délais et accompagné d’un récépissé officiel délivré par la police, est pourtant refusé une première fois.
Selon elle, les assesseurs évoquent alors un problème de transmission : « On m’a dit que les commissariats n’avaient pas transmis les procurations. »
Une explication qu’elle décide de vérifier elle-même. « Je me suis rendue au commissariat de Chartres, où l’on m’a confirmé que les transmissions sont bien effectuées dans les délais réglementaires. »
De retour au bureau de vote, un second motif lui est avancé : un traitement administratif qui n’aurait pas été effectué à temps.
« Une situation incompréhensible »
Face à ces refus répétés, Marina Masseau multiplie les démarches. Elle contacte différents interlocuteurs, dont des professionnels du droit, pour comprendre les possibilités qui s’offrent à elle.
Elle affirme avoir été informée de dispositifs permettant, dans certaines situations, de vérifier ou de régulariser une procuration le jour même du scrutin, notamment via des contacts avec les autorités compétentes.
« Dans d’autres communes, des solutions existent pour permettre aux électeurs de voter malgré des problèmes administratifs », assure-t-elle.
Finalement, après plusieurs heures et trois passages au bureau de vote, elle parvient à voter « in extremis », peu avant la clôture du scrutin à 18 heures. « C’est une situation incompréhensible », résume-t-elle.
Selon son témoignage, elle n’était pas un cas isolé. « Nous avons été plusieurs à être dans cette situation », indique-t-elle.
Difficile, à ce stade, de mesurer précisément l’ampleur du phénomène. Un second Chartrain, entrepreneur, affirme avoir lui aussi été empêché de voter, mais n’a pas souhaité témoigner. Moins déterminé, il a finalement renoncé.



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