Municipales : à Châteaudun un habitant interpelle les candidats sur la gestion des risques naturels
- Emmanuel Senecharles

- il y a 4 heures
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À l’approche des élections municipales, Thierry Ferron, habitant de la commune et propriétaire d’une maison détruite lors d’un mouvement de terrain dans les années 1980, appelle les candidats à se saisir du sujet des plans de prévention des risques (PPR).

Municipales : à Châteaudun un habitant interpelle les candidats sur la gestion des risques naturels
Selon lui, ces dispositifs, qui concernent notamment les inondations et les mouvements de terrain, restent largement absents des programmes des candidats, alors même qu’ils concernent de nombreux habitants.
En 2024, 783 bâtiments ont été touchés par des inondations dans la commune, rappelle le Dunois. Un épisode qui a marqué la population et relancé, selon lui, les interrogations sur la prévention et l’entretien des infrastructures hydrauliques.
Début février, lors de la visite du ministre délégué chargé de la Transition écologique, la question de la prévention des inondations a été évoquée sur place.
Un défaut d’entretien dénonce
Bernard Émile, habitant de Châteaudun dont la maison a été inondée lors des crues de 2024, a notamment pointé des problèmes d’entretien :
« J’interpelle la municipalité depuis cinq ans. Ça ne bouge pas. Le vannage du moulin du Tan est resté bloqué par des branches pendant cinq ans et a été débloqué il y a quelques jours. Les fossés n’étaient plus entretenus depuis huit ou dix ans. Ils le sont à nouveau depuis septembre et seulement en partie. Tout ça mis bout à bout a formé un vrai barrage derrière », affirme-t-il.
Selon lui, ces dysfonctionnements pourraient avoir contribué aux inondations qui ont touché plusieurs quartiers de la ville.
Au-delà de l’entretien des ouvrages, Thierry Ferron s’interroge également sur certaines décisions d’aménagement dans des secteurs classés à risque.
Il évoque notamment la révision du plan de prévention des risques liés aux mouvements de terrain, qui aurait multiplié par 2,7 la surface des zones contraintes.
À l’approche du scrutin municipal, Thierry Ferron appelle les candidats à aborder ces questions au maire qui sera élu.



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