L’ancien directeur du zoo-refuge La Tanière reconnu coupable de harcèlement moral
- Emmanuel Senecharles
- il y a 54 minutes
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Ce lundi 9 mars, le tribunal correctionnel de Chartres a rendu son verdict dans l’affaire du zoo-refuge La Tanière, à Nogent-le-Phaye. L’ancien directeur, Sébastien Muller, a été reconnu coupable de harcèlement moral envers cinq salariées.

L’ancien directeur du zoo-refuge La Tanière reconnu coupable de harcèlement moral
Le tribunal a condamné Sébastien Muller à  15 mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans. La décision comporte plusieurs mesures complémentaires :
Obligation de soins psychologiques
Stage de sensibilisation contre le sexisme
Interdiction de paraître au zoo-refuge La Tanière pendant cinq ans
Interdiction de tout contact avec les victimes
« Le principal, c’est qu’il soit reconnu coupable », confie l’une des plaignantes, toujours en poste au sein du zoo-refuge, sous le couvert de l’anonymat. « Le nombre d’années ou la condamnation financière, c’est secondaire. Ce qui comptait pour nous, c’était que la justice reconnaisse ce que nous avons vécu. »
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Des victimes indemnisées
Sur le plan civil, le tribunal a évalué les préjudices subis et imposé à l’ancien directeur le versement de plus de 15 000 euros aux victimes et parties civiles :
2 000 € pour l’une des salariées
1 500 € chacune pour quatre autres victimes
500 € pour le Conseil national de l’ordre des vétérinaires, également concerné
3 150 € de remboursement pour frais médicaux liés à des consultations psychologiques pour l’une des salariées
800 € supplémentaires pour chaque partie civile au titre des frais de justice
Pour certaines victimes, cette indemnisation reste un symbole : « Ce n’est pas l’argent qui compte, mais que la justice ait reconnu les faits », explique une ancienne soignante, partie après l’affaire. Elle confie que cette période a eu des conséquences durables sur sa carrière : « Ils ont gâché ma vie professionnelle. Aujourd’hui, je suis dans un poste moins intéressant, mais toujours en lien avec les animaux. »
Pour les victimes encore présentes au zoo, le quotidien reste marqué par la prudence : elles craignent d’éventuelles représailles et préfèrent rester anonymes.
D’autres plaintes  concernant Sébastien Muller doivent être jugées ultérieurement.
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