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Lycée de Hanches : la mobilisation fait plier le rectorat, la nomination du proviseur est annulée

  • Photo du rédacteur: Emmanuel Senecharles
    Emmanuel Senecharles
  • il y a 1 heure
  • 2 min de lecture

Face à la contestation unanime et grandissante de la communauté éducative, le rectorat d'Orléans-Tours a finalement décidé de faire machine arrière en annulant la nomination du futur proviseur du lycée Joséphine-Baker à Hanches.


La mobilisation des personnels et des parents d'élèves a payé : le rectorat a annulé la nomination du futur proviseur du lycée de Hanches
La mobilisation des personnels et des parents d'élèves a payé : le rectorat a annulé la nomination du futur proviseur du lycée de Hanches


Lycée de Hanches : la mobilisation fait plier le rectorat, la nomination du proviseur est annulée

 

 

L’affaire commence à la mi-juin 2026, lorsque l'identité du nouveau chef d’établissement, attendu pour le 1er septembre, est officiellement dévoilée. Le choix de Fabien Maerten provoque immédiatement une levée de boucliers chez les enseignants. En cause : un lourd historique de tensions managériales accumulées au fil de sa carrière au sein même du département.


Le fonctionnaire, qui occupait dernièrement un poste administratif à l'académie de Dijon, a en effet dirigé plusieurs établissements en Eure-et-Loir par le passé. Ses passages successifs comme principal à Illiers-Combray, puis comme proviseur aux lycées de Dreux et de Luisant, ont tous été marqués par de profonds conflits avec les équipes pédagogiques. Les personnels lui reprochaient des méthodes managériales particulièrement dures, autoritaires et génératrices de souffrance au travail, ciblant notamment les femmes.


Pour certains enseignants du lycée de Hanches, la situation tenait du cauchemar : ils avaient spécifiquement demandé leur mutation dans ce nouvel établissement pour fuir ce chef d'établissement lorsqu'il exerçait à Luisant, situé à seulement 25 kilomètres de là.


Deux semaines de bras de fer intensif

Malgré la tentative initiale du rectorat de temporiser en soulignant l'absence de sanction disciplinaire officielle dans le dossier du fonctionnaire, la mobilisation sur le terrain a rapidement pris une ampleur inédite.


Pendant quinze jours, un front commun regroupant les syndicats, les professeurs, le personnel administratif, mais aussi les parents d'élèves et les lycéens s'est constitué pour bloquer cette arrivée. Pour faire pression sur l'institution à l'approche des vacances, les contestataires ont multiplié les actions : manifestations, constitution d'un dossier transmis directement au ministère de l'Éducation nationale, et geste fort en pleine période d'examens, la rétention de copies du baccalauréat.


Une cellule de crise et une audience spécifique au rectorat n'ont pas suffi à calmer le jeu, les représentants des enseignants exigeant une exclusion définitive de ce proviseur de toute direction d'établissement dans le département.


Le rectorat capitule à la veille de l'été

Face à ce blocage total et après avoir consulté le ministère, les autorités académiques ont fini par céder. La décision d'annuler purement et simplement sa mutation à Hanches a été actée, l'administration reconnaissant avoir choisi la voie de l'apaisement pour garantir une rentrée sereine.


Cette reculade institutionnelle est vécue comme un immense soulagement par les équipes du lycée Joséphine-Baker, qui s'évitent une rentrée sous haute tension. Reste désormais au rectorat à trouver un profil de remplacement en urgence pour piloter l'établissement en septembre, tandis que l'avenir professionnel du proviseur contesté s'écrira loin des lycées d'Eure-et-Loir.

 

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