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Eure-et-Loir : Bilan délinquance 2025, une criminalité maîtrisée mais 29 tués sur les routes

  • Photo du rédacteur: Emmanuel Senecharles
    Emmanuel Senecharles
  • il y a 11 minutes
  • 3 min de lecture

Ce mardi 17 février, le préfet d’Eure-et-Loir, Hervé Jonathan, le procureur de la République, Frédéric Chevallier, le commissaire de Chartres, Hervé Steyer, Julien Andreau, commandant du groupement de gendarmerie d’Eure-et-Loir, et Ann-Gaël Guérin, cheffe de la sécurité et de l’éducation routières du département, ont dressé le bilan 2025.


      De gauche à droite : Julien Andreau, commandant du groupement de gendarmerie d’Eure-et-Loir, Hervé Jonathan, préfet d’Eure-et-Loir, Frédéric Chevallier, procureur de la République, Hervé Steyer commissaire de Chartres et Ann-Gaël Guérin, cheffe de la sécurité et de l’éducation routières d'Eure-et-Loir
De gauche à droite : Julien Andreau, commandant du groupement de gendarmerie d’Eure-et-Loir, Hervé Jonathan, préfet d’Eure-et-Loir, Frédéric Chevallier, procureur de la République, Hervé Steyer commissaire de Chartres et Ann-Gaël Guérin, cheffe de la sécurité et de l’éducation routières d'Eure-et-Loir

Eure-et-Loir : Bilan délinquance 2025, une criminalité maîtrisée mais 29 tués sur les routes

 

« Globalement, la délinquance en 2025 est en stabilité ou en hausse limitée, inférieure au niveau national et en baisse par rapport à 2023 », résume d’emblée le préfet.

Les atteintes aux biens sont quasi stables (+0,2 %), mais en nette baisse par rapport à 2023. Les vols sans violence poursuivent leur décrue, notamment les vols de véhicules, en recul de 20 % sur deux ans.


Les atteintes volontaires à l’intégrité physique progressent de 2,4 %, une hausse toutefois inférieure à la moyenne nationale (+5 %). Cette évolution est notamment portée par les violences sexuelles et intrafamiliales.

Près de 400 gardes à vue ont été réalisées en 2025 pour des violences intrafamiliales. « 50 % ont donné lieu à un déferrement », précise le procureur.

Frédéric Chevallier met toutefois en avant un indicateur positif : « Nous n’avons pas eu de féminicide cette année dans le département. » Un résultat qu’il attribue au travail de prévention et à la coordination entre autorités administratives et judiciaires.


Narcitrafic : 16 points de deal identifiés

La lutte contre le trafic de stupéfiants reste une priorité. « Il n’y a pas de zone de non-droit en Eure-et-Loir », martèle le préfet.

Seize points de deal sont actuellement identifiés dans le département. Présence quotidienne sur le terrain, enquêtes judiciaires approfondies, usage de drones : les services ont renforcé leurs méthodes.

« La présence sur les points de deal, alliée à des enquêtes de fond, permet d’obtenir des condamnations fermes et d’assécher durablement certains trafics », souligne le procureur.

Le procureur alerte sur la baisse du nombre d’officiers de police judiciaire (OPJ) :

–22 % à Chartres et –30 % à Dreux

« On demande toujours plus à des effectifs qui diminuent. Cela signifie un surcroît d’engagement pour ceux qui restent », observe-t-il, rappelant les 2 754 gardes à vue réalisées en 2025. Le commissaire de Chartres évoque également 26 policiers blessés en mission cette année.


Sécurité routière : Hausse des tués sur la route

29 personnes ont perdu la vie sur les routes d’Eure-et-Loir en 2025, contre 26 l’an dernier. Face à la hausse de la mortalité, les contrôles se sont intensifiés. 1 800 arrêtés de permis de conduire ont été prononcés en 2025.


Parallèlement, les dégradations de radars ont explosé : 100 % des radars du département ont été dégradés, avec 106 faits recensés. Un phénomène qui « met en danger les usagers en affaiblissant les outils de prévention et de contrôle », souligne Ann-Gaël Guérin.



Les rodéos urbains progressent de 16 %. Les forces de l’ordre ont mené 384 opérations dédiées, soit +37 % en un an.

Les refus d’obtempérer augmentent fortement (+42 %), tout comme les violences et outrages envers les dépositaires de l’autorité publique.


« Avant de parler de violences policières, il faut rappeler les violences faites à la police et à la gendarmerie », insiste le procureur.

 

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