De Miss à réalisatrice : Pauline Sagetat Dusage explore l’envers du décor
- Emmanuel Senecharles
- il y a 35 minutes
- 2 min de lecture
Elle est apparue sous les projecteurs en tant danseuse de cabaret puis Miss Eure-et-Loir 2025. Cette fois, c’est derrière la caméra que Pauline Sagetat Dusage a choisi de se placer. À 28 ans, la comédienne et danseuse de cabaret signe son tout premier court-métrage pour le Nikon Film Festival.

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De Miss à réalisatrice : Pauline Sagetat Dusage explore l’envers du décor
Le thème imposé cette année par le Nikon Film Festival : La beauté. Pauline y voit immédiatement une résonance personnelle. Son scénario prend place lors d’une élection de Miss. Robes scintillantes, couronne au centre de la scène… mais derrière les paillettes, la tension monte.
« Les concours de Miss sont une aventure magique. Mais il existe aussi un envers du décor, plus tabou », confie-t-elle.
Sans être autobiographique, le film puise dans des émotions vécues : rivalité, pression, quête de reconnaissance. Une tension dramatique qui n’est pas sans rappeler l’atmosphère du film Black Swan, qu’elle cite comme référence.
Réaliser et jouer : un double défi
Habituée des plateaux en tant que comédienne — on a pu la voir dans Les Trois Mousquetaires, Le Comte de Monte-Cristo ou encore la série américaine The Serpent Queen — Pauline découvre une autre facette du cinéma.
« Quand on joue, on a l’impression de donner quelque chose… et parfois, à l’écran, c’est différent », explique-t-elle.S’auto-diriger exige rigueur et confiance en son équipe.
Pendant deux jours de tournage, près de 25 personnes ont été mobilisées entre un cabaret et Deauville : techniciens, figurantes et une jeune comédienne professionnelle de 11 ans. Un
2 500 euros pour 2 minutes 20
Si le Nikon Film Festival permet de concourir avec peu de moyens, Pauline a choisi de miser sur la qualité visuelle. Budget estimé : 2 500 euros. Du matériel professionnel prêté, une équipe technique expérimentée… et des semaines de préparation.
« On ne se rend pas compte, mais la préparation dure des mois. »
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Pour Pauline, au-delà de la compétition, ce projet marque surtout un cap :celui d’oser passer derrière la caméra.
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