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Élections sénatoriales: l’ancien préfet Christophe Bay portera les couleurs du RN en Eure-et-Loir

  • Photo du rédacteur: Emmanuel Senecharles
    Emmanuel Senecharles
  • il y a 7 heures
  • 3 min de lecture

Déjà candidat lors des dernières élections législatives, Christophe Bay repart en campagne. Investi par le Rassemblement National (RN), l’ancien préfet mènera une liste de trois candidats pour les sénatoriales en Eure-et-Loir. Son objectif ? Devenir le « sénateur de la défense de la ruralité » en s’appuyant sur ses trente ans d'expérience au cœur de l'État.


Christophe Bay, tête de liste du Rassemblement National pour les élections sénatoriales en Eure-et-Loir
Christophe Bay, tête de liste du Rassemblement National pour les élections sénatoriales en Eure-et-Loir / Photo : ES

Élections sénatoriales: l’ancien préfet Christophe Bay portera les couleurs du RN en Eure-et-Loir


S'il avait réalisé un score marquant lors des législatives sur la 3e circonscription, Christophe Bay a choisi cette fois de ne pas retenter l'aventure du Palais Bourbon. Un choix dicté par des raisons de santé et une question de rythme, mais aussi par conviction politique : « J’ai plus ma place au Sénat qu’à l’Assemblée nationale », confie-t-il, évoquant les séances de nuit interminables du Palais Bourbon. À 64 ans, c’est vers la chambre haute qu'il jette toutes ses forces.


Contre une « Eure-et-Loir cité-dortoir » : le bouclier rural

Pour Christophe Bay, le département fait face à un risque majeur : celui de devenir une « terre de relégation » ou une simple « cité-dortoir » en marge de l’Île-de-France. Le candidat RN entend faire vivre la ruralité eurélienne autour d'un écosystème global : maintien des services publics, accès aux soins de proximité et valorisation des produits locaux dans les cantines scolaires et d'entreprises.


Parmi ses priorités de campagne figure également la lutte contre la délinquance en milieu rural. Il cible notamment le monde agricole, victime récurrente de vols de matériel :

« Vous avez énormément d’agriculteurs qui se font voler leurs GPS, le cuivre, le matériel agricole. Il faut durcir la répression en la matière », martèle-t-il, appelant plus globalement à un retour au « bon sens », y compris sur des normes environnementales qu'il juge aberrantes, comme l'interdiction des produits phytosanitaires pour l'entretien des cimetières.


L'expérience préfectorale au service des maires

Face au défi du scrutin majoritaire indirect, où votent les grands électeurs (maires, adjoints, délégués municipaux, conseillers départementaux et régionaux), Christophe Bay concède partir avec un handicap de départ, le RN ne disposant pas de majorités municipales dans le département.


Pour convaincre, il mise sur son CV : trente ans de carrière au sein du ministère de l'Intérieur et du corps préfectoral où il fut notamment préfet dans l'Aube et en Dordogne. Un atout maître pour les élus locaux souvent démunis :

« Un maire rural vient me voir parce qu'il n'arrive pas à obtenir une subvention ? Je sais à quelle porte taper. C'est ce que j'ai fait pendant trente ans de ma vie. »

L'ancien préfet souhaite également renforcer la protection fonctionnelle des maires, qu'il estime souvent isolés face à de grands projets industriels ou commerciaux à l'instar des dossiers de plateformes logistiques type Amazon à Illiers-Combray ou le développement de Novo Nordisk à Chartres. « Je sais comment leur ouvrir les portes des ministères et faciliter leur tâche. Je veux mettre mes compétences à la disposition des élus », résume-t-il.


Une campagne de terrain

Rappelant qu'il n'y a « pas de mandat impératif » et que les grands électeurs votent à bulletin secret, s'affranchissant ainsi parfois des consignes de partis, Christophe Bay va entamer une tournée intensive de porte-à-porte, à raison de 5 à 6 mairies visitées par jour.

La campagne, qui bénéficiera de soutiens nationaux à commencer par un dîner ce vendredi 5 juin en présence de Sébastien Chenu, s'articulera autour d'une liste de trois candidats.

Si l'identité de ses colistiers, une femme et un autre homme, sera finalisée d'ici la fin de la semaine prochaine, la tête de liste confie chercher des profils ancrés dans le territoire, issus du monde municipal ou agricole.


Face aux candidats des partis traditionnels qu'il renvoie à leur bilan : « Qu'ont-ils fait depuis 40 ans pour sauver nos services publics ou protéger notre agriculture face aux importations ukrainiennes ou brésiliennes ? », Christophe Bay veut incarner « l'alternance et le pragmatisme ».


 Le verdict tombera le dimanche 27 septembre 2026, jour où les grands électeurs d'Eure-et-Loir seront appelés aux urnes pour élire leurs trois nouveaux sénateurs

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