top of page

Publicités

Dambron : la fronde s’organise contre un projet géant de stockage d’électricité

  • Photo du rédacteur: Emmanuel Senecharles
    Emmanuel Senecharles
  • 11 août
  • 2 min de lecture

À Dambron, en Eure-et-Loir, un projet de stockage par batteries porté par la société Enertrag suscite une vive opposition. Élus, habitants et agriculteurs dénoncent l'artificialisation de 2,7 hectares de terres cultivées et demandent au Préfet de rejeter l'implantation du site.


Dambron : Le projet de stockage par batteries porté par Enertrag prévoit l’implantation d’un vaste site sur 2,7 hectares de terres agricoles
Dambron : Le projet de stockage par batteries porté par Enertrag prévoit l’implantation d’un vaste site sur 2,7 hectares de terres agricoles / Illustration pétition "NON AU PROJET DE STOCKAGE PAR BATTERIES À DAMBRON"

Dambron : la fronde s’organise contre un projet géant de stockage d’électricité

 

C'est un nouveau bras de fer entre impératifs de la transition énergétique et sauvegarde du foncier agricole. Le long de la RD 355, face au poste électrique RTE de Dambron, l'entreprise Enertrag ambitionne d'implanter un vaste site de stockage d'électricité par batteries. Mais sur le terrain, la pilule ne passe pas. Une pétition citoyenne circule pour dire « non » à cette installation sur des terres aujourd'hui cultivées.


La souveraineté alimentaire face à la transition énergétique

Les opposants au projet l'assurent : ils ne contestent pas la nécessité de développer les énergies renouvelables et leurs infrastructures d'appui. Ce qu'ils remettent en cause, c'est le choix de l'emplacement.


« Dans un contexte où la préservation du foncier agricole est devenue un enjeu majeur de souveraineté alimentaire, nous nous interrogeons sur le choix d'implanter une telle installation sur une parcelle agricole plutôt que sur une friche ou un terrain déjà artificialisé », soulignent les signataires du texte adressé au Préfet d’Eure-et-Loir.

 

Au total, ce sont près de 2,7 hectares de terres agricoles qui risquent d'être définitivement artificialisés.


Un territoire rural de plus en plus sous pression

Pour les riverains, la coupe est pleine. Cette contestation s'inscrit dans un climat de tensions grandissantes en Eure-et-Loir face à l'accumulation des projets d'aménagement comme c'est déjà le cas à Blévy, où la fronde des habitants s'organise contre l'installation d'un futur élevage avicole de 30 000 têtes.

 

À Dambron, la commune supporte déjà un niveau d'équipements structurants particulièrement élevé pour sa taille :


  • Le poste électrique RTE

 

  • L'autoroute A10

 

  • Un réseau dense d'axes routiers principaux

 

  • De multiples lignes à haute tension

 

Face à ce constat, la population locale estime avoir déjà largement pris sa part dans le développement des infrastructures énergétiques et de transport nationales.


Élus locaux unanimes et questions en suspens

La contestation dépasse le cadre citoyen et rassemble l'ensemble des décideurs locaux. Le conseil municipal de Dambron ainsi que la communauté de communes Cœur de Beauce ont tous deux voté des délibérations défavorables au projet d'Enertrag.

 

Plusieurs interrogations majeures restent à ce jour sans réponse :


  • Quelles sont les solutions alternatives sur terrains déjà artificialisés ou friches industrielles qui ont été réellement étudiées ?

 

  • Quels seront les impacts précis de ces conteneurs de batteries sur le paysage, l'environnement direct et la qualité de vie des riverains ?

 

Aujourd’hui, la décision finale repose entre les mains du Préfet d’Eure-et-Loir. Les opposants et les élus espèrent que l'État saura entendre la voix du territoire pour préserver le bassin agricole de la Beauce pour les générations futures.



 

Commentaires


bottom of page