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Coupe du Monde : Le préfet d'Eure-et-Loir annonce une « tolérance zéro » face aux débordements

  • Photo du rédacteur: Emmanuel Senecharles
    Emmanuel Senecharles
  • 11 juin
  • 3 min de lecture

À l’aube du coup d’envoi de la Coupe du monde de football, le préfet d'Eure-et-Loir, entouré des responsables départementaux de la police et de la gendarmerie, a présenté le dispositif de sécurité publique. Entre ferveur populaire et vigilance absolue, l'État affiche sa fermeté.

 

Face aux risques de débordements, le préfet d'Eure-et-Loir tape du poing sur la table et prévient : tout fauteur de troubles durant la Coupe du monde sera immédiatement déféré à la justice
Face aux risques de débordements, le préfet d'Eure-et-Loir tape du poing sur la table et prévient : tout fauteur de troubles durant la Coupe du monde sera immédiatement déféré à la justice / Photo : Emmanuel Senecharles

Coupe du Monde : Le préfet d'Eure-et-Loir annonce une « tolérance zéro » face aux débordements

 

Le coup d'envoi approche et avec lui, l'effervescence d'un événement attendu par des millions de Français. « Nous sommes tous supporters de l’équipe de France, c’est un moment de fête et de célébration sportive », a d'emblée rappelé Hervet Johnathan, préfet d’Eure-et-Loir, lors de son point presse. Mais pour que cette liesse reste une fête familiale et sereine, les forces de l’ordre sont sur le pont.


Pendant un mois, la préfecture va déployer un dispositif de sécurité marqué par trois mots d'ordre : détermination, réactivité et proportionnalité.


Une vigilance accrue face aux débordements

Le souvenir des incidents survenus lors de la dernière finale de la Ligue des champions reste dans toutes les mémoires. Bien que le département n'ait connu que des troubles mineurs comparés au reste du territoire, le préfet a qualifié d'« inacceptables » les atteintes aux personnes et la mise en danger de la vie d'autrui, notamment des forces de l'ordre.

« J’ai donné des instructions fermes aux policiers et aux gendarmes pour interpeller immédiatement toute personne coupable de violences ou de dégradations, et la remettre à la justice. Tout auteur de débordements devra répondre de ses actes. »


Les forces de sécurités cibleront particulièrement l'« après-match », propice aux attroupements spontanés, aux conduites imprudentes en voiture et à la consommation excessive d'alcool sur la voie publique. Pour limiter les risques, un arrêté préfectoral interdit d'ores et déjà  sur toute la durée de la compétition.


Un appel à la responsabilité parentale

Le préfet a également tenu à pousser un coup de gueule concernant la présence de mineurs lors des récents incidents. Rappelant l'interpellation de sept individus dont quatre placés en garde à vue lors de la finale de la Ligue des champions, il s'est indigné de la jeunesse de certains fauteurs de troubles :

« Il est totalement anormal de retrouver des jeunes ados de 12 ou 13 ans dans la rue en train de tirer des mortiers. J’en appelle à la responsabilité parentale. Les pouvoirs publics font leur part, mais les parents doivent assumer le contrôle de leurs enfants. »



La gestion des flux de population sera le grand défi de ce Mondial, qui présente une particularité de taille : en raison du décalage horaire avec le pays hôte, les matchs seront diffusés sur une très large amplitude horaire, parfois dès 9 heures du matin et jusqu'à 6 heures le lendemain.


Les communes comme Chartres ou Dreux et les acteurs privés qui souhaitent organiser des retransmissions ou des "fan zones" travaillent déjà main dans la main avec l'État. Des réunions de cadrage sont programmées pour articuler les forces de sécurité intérieure et les polices municipales.


Pour les rassemblements de moins de 5 000 personnes, aucune autorisation préfectorale spécifique n'est requise, mais les organisateurs restent pleinement responsables de la sécurité. Le préfet a ainsi rappelé les règles d'usage : palpations systématiques, interdiction de l’alcool et choix de configurations de sites (comme des stades) permettant une évacuation fluide et l'intervention rapide des secours.


Un dispositif évolutif

Face à une compétition d'un mois à l'intensité inégale, les effectifs seront ajustés au fil des semaines et des performances des Bleus. Quant à l'éventuel renfort d'unités mobiles (CRS) en cas de qualification de la France pour la finale ? Le représentant de l'État préfère temporiser : « La finale est dans un mois. Nous verrons en temps voulu. L'important, c'est que nous serons prêts, vigilants et réactifs. »

 

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