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Mainvilliers : « Ambiance délétère » et rupture de dialogue, le collège François-Truffaut en grève

Photo du rédacteur: Emmanuel Senecharles
Emmanuel Senecharles
il y a 1 minute
3 min de lecture

Enseignants, surveillants et personnels administratifs du collège François-Truffaut à Mainvilliers se sont mobilisés ce mardi 8 septembre. En cause : des relations très tendues avec la direction de l'établissement. Face au malaise, les parents d'élèves font bloc avec les équipes, tandis que l'administration académique met en place un accompagnement ciblé.


À Mainvilliers, la communauté éducative du collège François-Truffaut mobilisée ce mardi 8 septembre pour dénoncer une « ambiance délétère » au sein de l'établissement
À Mainvilliers, la communauté éducative du collège François-Truffaut mobilisée ce mardi 8 septembre pour dénoncer une « ambiance délétère » au sein de l'établissement


Mainvilliers : « Ambiance délétère » et rupture de dialogue, le collège François-Truffaut en grève

 

Ce mardi 8 septembre, une grande majorité des personnels du collège François-Truffaut à Mainvilliers — enseignants, agents administratifs et assistants d'éducation (AED) — ont débrayé. Leur objectif : dénoncer des dysfonctionnements profonds et récurrents au sein de la direction, installée depuis 2024, qui auraient plongé l'établissement dans un climat de travail particulièrement lourd.


Des équipes « en grande souffrance »

 

Dans les rangs du rassemblement, le soutien des représentants de parents d'élèves est franc et massif. Pour Marie, parente d'élève présente dès le début de la mobilisation, le constat est sans appel :


« L'équipe enseignante est en grande souffrance, et cela se répercute inévitablement sur les élèves. Nous sommes là pour mettre en lumière des dysfonctionnements qui durent depuis un an. La rentrée a mis les nerfs de chacun à rude épreuve. Certaines institutions ont été informées, mais malheureusement, sans aucune réaction jusqu'ici. Faire grève était la seule solution qu'il restait. »

 

En cause notamment : des soucis organisationnels majeurs qui empoisonnent le quotidien de la communauté éducative depuis la rentrée, comme des emplois du temps réimprimés à répétition sans véritables ajustements ou l'accueil compliqué des élèves.


« On a une nouvelle direction depuis la rentrée 2024 et l'année a été très compliquée. Historiquement, nous avons des équipes performantes, extrêmement investies, qui prennent du temps pour remettre les enfants dans le droit chemin. C'est un établissement spécialisé qui s'adapte à l'enfant. Mais depuis un an, ces équipes sont mises à mal. On n'écoute pas leur expérience ni leurs prérogatives. Il règne une ambiance délétère », regrette de son côté Julien, également parent d'élève.

 

Un impact direct sur les collégiens

 

Au-delà du malaise des professionnels, c'est le bien-être et la scolarité des élèves qui inquiètent l'entourage des collégiens. Pour les familles, le manque de considération ressenti par les équipes enseignantes finit par déstabiliser tout l'écosystème du collège.


« Tout cela met à mal le personnel qui est là pour nos enfants. Par conséquent, l'instruction qu'ils transmettent est mise en difficulté et les élèves se sentent beaucoup moins écoutés. Il y a des professeurs, des éducateurs qui se battent à longueur de journée pour offrir les meilleures conditions. Mais si au niveau de la direction ça ne suit pas, ils ne peuvent rien faire », insiste Julien, parent d’élève au cœur de la mobilisation.

 

Pour le DASEN, un accompagnement et un travail « sur les semaines à venir »

 

Sollicité sur la situation, Philippe Ballé, Directeur académique des services de l'Éducation nationale (DASEN) d'Eure-et-Loir, confirme avoir connaissance de ces vives tensions. Une démarche d'audit avait d'ailleurs été lancée dès l'année scolaire précédente.


« J'ai connaissance de différents moments de tension au sein de l'établissement, ce qui m'a conduit l'année dernière, au mois de mars, à solliciter un regard extérieur pour essayer de déterminer l'ensemble de ce qui pouvait générer ces difficultés de dialogue. Deux inspecteurs sont venus pour faire un point avec les acteurs », explique Philippe Ballé.

 

L'objectif affiché par le directeur académique est désormais de chercher des solutions durables en associant toutes les parties prenantes, y compris la cheffe d'établissement :


« Une réunion est prévue ce vendredi pour poursuivre ce travail de recherche de solutions et d'accompagnement. L'idée, c'est que progressivement, à travers l'accompagnement qui va être mis en place avec un inspecteur de la vie scolaire et des inspecteurs pédagogiques, on puisse travailler pour apaiser les relations. Le chef d'établissement est évidemment associé à cette réflexion. L'objectif est que les tensions constatées s'apaisent pour apporter un cadre serein à l'ensemble des élèves. »

 

Si la réaction de l'institution est enclenchée, personnels et parents restent vigilants quant aux retombées concrètes des réunions à venir pour restaurer un climat de travail apaisé.

 



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