Centre-Val de Loire : la SNCF TER décroche le label « Engagé RSE », un gage d’engagement global
- Emmanuel Senecharles

- il y a 2 jours
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Ce 21 avril, la SNCF Voyageurs TER Centre-Val de Loire vient d’obtenir le label « Engagé RSE », attribué par AFNOR Certification, lors d’une cérémonie organisée à Chartres.

Centre-Val de Loire : la SNCF TER décroche le label « Engagé RSE », un gage d’engagement global
« On souhaitait savoir où on en était en matière de responsabilité sociétale », explique Hélène Marquet, directrice régionale SNCF Voyageurs TER Centre-Val de Loire. Pour cela, la SNCF a fait appel à l’AFNOR, organisme reconnu, s’appuyant sur la norme internationale ISO 26000.
Pendant plus d’une semaine, deux évaluateurs ont passé au crible le fonctionnement de l’entreprise : ressources humaines, environnement, sécurité, achats, relations avec les usagers ou encore ancrage territorial.
« Ils ont mené de nombreux entretiens avec nos agents, mais aussi avec nos parties prenantes : associations d’usagers, syndicats ou encore la Région », précise-t-elle.
Au total, 49 critères ont été examinés. Résultat : un niveau « confirmé », soit le troisième sur quatre possibles. « Pour une première évaluation, c’est un très bon niveau », souligne Vincent
Si près de 900 organisations sont aujourd’hui labellisées en France, tous secteurs confondus, la démarche reste encore peu répandue dans le transport public.
« C’est une démarche pionnière dans ce secteur », confirme Vincent Gillet. En région Centre-Val de Loire, seules une vingtaine de structures sont actuellement labellisées.
Le processus repose sur une évaluation indépendante, même si elle est financée par l’entreprise elle-même. « C’est le principe de toutes les certifications. Comme pour les commissaires aux comptes, l’entreprise paie, mais l’évaluation repose sur des règles strictes et un référentiel international », précise-t-il.
Un impact concret pour les usagers euréliens
Au-delà du label, la SNCF insiste sur les effets concrets pour les voyageurs du quotidien, notamment en Eure-et-Loir, où les lignes TER structurent les déplacements vers Chartres ou encore vers l’Île-de-France.
« L’un des enjeux, c’est de mesurer notre impact positif sur le territoire et sur la vie des gens », explique Hélène Marquet.
Cela passe notamment par une amélioration continue du service : régularité des trains, adaptation de l’offre ou encore développement de solutions comme l’emport des vélos.
Mais l’impact dépasse le seul cadre du transport. « La qualité du service ferroviaire est un élément d’attractivité, notamment dans une région touristique comme la nôtre », ajoute-t-elle.
La démarche RSE intègre aussi un volet environnemental important : réduction des émissions de gaz à effet de serre, éco-conduite, biodiversité ou économie circulaire.
Sur ce point, la région affiche déjà de bons résultats. « Nous sommes bien positionnés, notamment grâce à une part importante de lignes électrifiées », souligne Philippe Fournié, vice-président de la Région en charge des mobilités.
Des investissements sont également prévus pour aller plus loin, avec l’achat de nouvelles rames dans les prochaines années, y compris sur des lignes qui desservent l’Eure-et-Loir.

Un bénéfice pour tout le territoire
Pour la Région, autorité organisatrice des transports, cette labellisation va bien au-delà de l’image.
« Ce n’est pas un coût, c’est un apport », insiste Philippe Fournié. « La SNCF, ce sont 1 800 salariés en Centre-Val de Loire, donc autant de familles qui vivent et consomment sur le territoire. »
En Eure-et-Loir, où plusieurs sites et gares structurent la vie locale, cette présence participe directement à l’économie et à l’emploi.
« Ce sont des trains, mais c’est aussi beaucoup plus que du train », résume Hélène Marquet.
Une démarche appelée à progresser
Le label est attribué pour trois ans, avec une étape intermédiaire à 18 mois pour vérifier les progrès réalisés.
« C’est une démarche d’amélioration continue », rappelle Hélène Marquet. « On va consolider nos points forts et travailler sur nos axes de progrès, notamment sur la valorisation de nos résultats environnementaux. »
Même constat du côté de l’AFNOR : « Le pilotage et la gouvernance sont des points forts, tout comme la diffusion des valeurs auprès des collaborateurs », note Vincent Gillet.
Une dynamique qui pourrait s’étendre à d’autres territoires, alors que la région Centre-Val de Loire, et notamment des départements comme l’Eure-et-Loir, font figure de précurseurs.



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