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L’Écho Républicain visé par le nouveau plan social massif du Groupe Centre-France

  • Photo du rédacteur: Emmanuel Senecharles
    Emmanuel Senecharles
  • il y a 5 jours
  • 2 min de lecture

Le couperet est tombé pour le Groupe Centre-France. Dans le cadre d’un vaste « projet de transformation 2026 », la direction a annoncé la suppression de 152 postes à l’échelle du groupe. En Eure-et-Loir, L'Écho Républicain paie un lourd tribut avec six suppressions de postes, toutes ciblant la rédaction.

 


« À l'os ». Quatorze mois après avoir alerté sur l'épuisement des équipes, la rédaction de L'Écho Républicain à Chartres perd six nouveaux postes de journalistes dans le cadre du plan de transformation 2026.
« À l'os ». Quatorze mois après avoir alerté sur l'épuisement des équipes, la rédaction de L'Écho Républicain à Chartres perd six nouveaux postes de journalistes dans le cadre du plan de transformation 2026 - DR


L’Écho Républicain visé par le nouveau plan social massif du Groupe Centre-France


Ce Jeudi 9 et vendredi 10 avril, la direction du Groupe Centre-France a dévoilé aux instances représentatives du personnel l'ampleur de son nouveau plan de restructuration. Au total, 152 salariés sont concernés par ce plan social de « très grande ampleur », le sixième en douze ans. Si 30 postes vacants ne seront pas renouvelés, 122 départs effectifs sont actés.


Pour L’Écho Républicain, le choc doit est particulièrement rude. Le plan prévoit la suppression de six postes. Contrairement à d'autres titres du groupe où les coupes sont réparties entre différents services, ici, c'est le cœur de métier qui est touché : les six suppressions concernent exclusivement des journalistes.


La réponse de la direction, quatorze mois plus tard, est un coup de massue.


L'échec du « pari industriel » ?

En février 2025, la direction justifiait l'austérité salariale par de lourds investissements dans un nouvel outil industriel (une imprimerie moderne à Clermont-Ferrand). Ce pari sur l'avenir du papier était censé stabiliser le groupe.


Pourtant, le « projet de transformation 2026 » présenté ce vendredi sonne comme un aveu de faiblesse. Malgré la modernisation des outils, le groupe s'enfonce dans son sixième plan social en douze ans. Les investissements technologiques de l'an dernier semblent aujourd'hui financés par le sacrifice du capital humain : 152 postes supprimés au total, dont 52 journalistes.


À l'échelle du groupe, la saignée est profonde : La Montagne perd 65 postes, L'Yonne républicaine 17, et La République du Centre 13. Les filiales événementielles, publicitaires et de portage ne sont pas épargnées non plus.


Dans un communiqué commun, l'intersyndicale (CGT, FO, SNJ, SNJ-CGT, CFDT, UNSA) dénonce une « spirale du déclin ». Les représentants du personnel pointent du doigt une gestion qu'ils jugent déconnectée des réalités du terrain, rappelant que leurs alertes répétées au cours de la dernière décennie, notamment sur l’outil industriel, sont restées lettre morte.


« Au-delà des dégâts humains, c'est notre mission d'assurer l'information de proximité — donc la vitalité de la démocratie locale — qui est gravement remise en cause », s'alarment les organisations syndicales.



Communiqué de presse Intersyndical
Communiqué de presse Intersyndical

 

 

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