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Jean-Pierre Gorges : « Dès le premier tour, j’avais compris que c’était perdu »

  • Photo du rédacteur: Emmanuel Senecharles
    Emmanuel Senecharles
  • il y a 13 heures
  • 2 min de lecture

Samedi 28 mars, l'hémicycle d'Autricum a été le théâtre d'un basculement historique. Pour sa première apparition depuis sa défaite, l'ancien homme fort de Chartres a affiché un détachement chirurgical. Entre l'acceptation de son nouveau statut d'opposant et ses craintes pour l'avenir de la cité, Jean-Pierre Gorges se livre.


A Chartres,  une page se tourne  pour Jean-Pierre Gorges, maire de 2001 à 2026
A Chartres, une page se tourne pour Jean-Pierre Gorges, maire de 2001 à 2026

 

Jean-Pierre Gorges : « Dès le premier tour, j’avais compris que c’était perdu »


Le décor est le même, mais la perspective a changé de 180 degrés. Assis pour la première fois dans la minorité, Jean-Pierre Gorges observe son œuvre depuis les bancs de l’opposition. L'homme qui a tenu les rênes de la ville pendant un quart de siècle semble avoir déjà fait son deuil du pouvoir. « Je traverse l’écran », confie-t-il, décrivant sa nouvelle vie comme celle d'un spectateur attentif d'un film qu'il ne réalise plus.


À 72 ans, l’ancien député-maire refuse d'endosser l'habit de l'opposant vindicatif. Sa stratégie ? L'observation pure. S'il promet de ne pas être un « gêneur » pour Ladislas Vergne, ce n'est pas par désintérêt, mais par style. Pas de micro-management sur « l'emplacement des arbres », mais une vigilance sur le cap global. Pour lui, la défaite était une équation mathématique résolue dès le premier tour : un calcul de reports de voix qui ne lui laissait aucune chance. Une analyse froide, presque clinique, qui lui permet d'afficher une sérénité que certains jugeront provocatrice, d'autres protectrice.


L'héritage en sursis ?

Pourtant, sous le vernis du sage, le bâtisseur grince des dents. Jean-Pierre Gorges ne cache pas ses doutes sur la viabilité du projet de la nouvelle majorité. Sa hantise : le « détricotage ».

  • Le Colisée : Livré pour 50 millions d'euros, il craint de le voir devenir une coquille vide sans le sport de haut niveau.

  • L'économie : Il voit déjà la Cosmetic Valley glisser vers Orléans, fustigeant un manque de vision symbolique de ses successeurs.

  • Les finances : Pour lui, le basculement de l'investissement vers le fonctionnement est une bombe à retardement pour la dette et les impôts locaux.


Ceux qui imaginaient une ombre portée sur les municipales de 2032 en seront pour leurs frais. L'ancien maire est formel : il ne sera pas revanchard. Sa priorité est désormais familiale et personnelle, envisageant même une activité de consultant pour mettre son expertise au service d'autres projets.


En quittant l'hôtel de ville ce samedi 28 mars, Jean-Pierre Gorges a acté la fin d'une époque. Il laisse une ville métamorphosée, dont il s'apprête désormais à observer la suite de l'histoire, avec la curiosité de l'auteur qui a posé la plume, mais qui garde l'œil sur les épreuv

 


Interview vidéo : Jean-Pierre Gorges

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