Eure-et-Loir : où exerceront les 18 docteurs juniors qui arrivent dès le 2 novembre ?

Dès le 2 novembre, dix-huit docteurs juniors en médecine générale prendront leurs fonctions dans autant de communes d'Eure-et-Loir. La liste des commune est dévoilée

Eure-et-Loir : où exerceront les 18 docteurs juniors qui arrivent dès le 2 novembre ?
Comme nous l'annoncions récemment, dix-huit docteurs juniors en médecine générale feront leur entrée sur le terrain en Eure-et-Loir à partir du 2 novembre 2026 pour effectuer leur quatrième et dernière année d'internat. Sur les vingt postes ouverts dans le département par l'Agence Régionale de Santé Centre-Val de Loire, dix-huit ont trouvé preneur, auxquels s'ajoute un poste en milieu hospitalier. L'implantation de ces praticiens couvre l'ensemble du territoire eurélien.
Liste des communes
Commune | Nombre de docteur(s) junior(s) |
Abondant | 1 |
Auneau-Bleury-Saint-Symphorien | 1 |
Chartres | 1 |
Châteaudun | 1 |
Châteauneuf-en-Thymerais | 1 |
Chérisy | 1 |
Coulombs | 1 |
Illiers-Combray | 1 |
La Ferté-Vidame | 1 |
La Loupe | 1 |
Maintenon | 1 |
Nogent-le-Phaye | 1 |
Nogent-le-Rotrou | 1 |
Saint-Prest | 1 |
Tremblay-les-Villages | 1 |
Vernouillet | 1 |
Villemaury (Civry) | 1 |
Villemeux-sur-Eure | 1 |
Yèvres | 1 |
Total | 18 (ambulatoire) + 1 (hospitalier) |
Chaque localité retenue accueillera un praticien pour une durée initiale de six mois.
Issus de la nouvelle réforme universitaire qui instaure une quatrième année au diplôme d'études spécialisées de médecine générale, ces praticiens entrent dans une phase dite de consolidation. Ils ne sont plus de simples internes en observation, sans être pour autant des médecins totalement installés.
Leur exercice repose sur un régime d'autonomie supervisée : ils auscultent seuls, posent des diagnostics et prescrivent, tandis qu'un médecin généraliste maître de stage reste joignable à tout moment. Sur les dix demi-journées qui composent leur semaine, huit sont consacrées aux soins cliniques et deux à la formation universitaire. Salariés par leur CHU de rattachement, ils ne perçoivent pas directement d'honoraires lors des consultations.
Une bouffée d'oxygène pour les patients, mais des limites réglementaires
Pour les habitants du département, cette arrivée massive apporte des créneaux de consultation supplémentaires et permet d'alléger les délais d'attente dans plusieurs bassins de vie. Les patients dépourvus de médecin de famille pourront ainsi consulter ces praticiens sans subir la majoration financière du ticket modérateur.
Toutefois, ce dispositif demeure une réponse temporaire. La réglementation ne permet pas à un docteur junior d'être déclaré comme médecin traitant officiel, et rien ne garantit sa présence au-delà de son stage de six mois.
L'enjeu majeur pour les acteurs locaux réside désormais dans leur capacité à séduire ces jeunes médecins pour les inciter à s'installer définitivement en Eure-et-Loir une fois leur diplôme en poche.



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