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Dreux : plus de 9 000 € d’amendes de stationnement en un mois rue Jean-Vilar, la colère des riverains explose

Photo du rédacteur: Emmanuel Senecharles
Emmanuel Senecharles
il y a 4 heures
2 min de lecture

Au total, ce sont 9 315 € de PV que les habitants de la rue Jean-Vilar à Dreux doivent régler après une vague de 69 contraventions à 135 € dressées en août pour stationnement sur trottoir. Face à ce coup de massue financier lié à la fin d'une tolérance municipale, les riverains ont vivement interpellé les élus lors d’une réunion sous haute tension au quartier des Bâtes.

 

Dreux. 9 315 € d'amendes en un mois : les habitants de la rue Jean-Vilar brandissent leurs PV de 135 € devant la maison du quartier des Bates.
Dreux. 9 315 € d'amendes en un mois : les habitants de la rue Jean-Vilar brandissent leurs PV de 135 € devant leur maison dans le quartier des Bâtes.

Dreux : plus de 9 000 € d’amendes de stationnement en un mois rue Jean-Vilar, la colère des riverains explose


Pour les soixante-douze résidents de la rue Jean-Vilar à Dreux, l’addition est particulièrement salée. En faisant les comptes à la rentrée, le constat est saisissant : 69 contraventions à 135 € chacune ont été alignées par la police municipale durant le seul mois d’août, soit un montant global de 9 315 € infligé à un seul quartier.

 

Certains habitants, partis en vacances pendant l'été, ont découvert jusqu’à trois avis de contravention dans leur boîte aux lettres à leur retour, cumulant 405 € d'amendes pour s'être garés devant leur propre domicile. En cause : la fin d'un accord tacite instauré sous l'ancienne municipalité, qui permettait aux résidents de stationner le long du trottoir en raison de la configuration étroite de la rue.


Réunion électrique au quartier des Bates

 

Ce mercredi 23 septembre, la tension est montée d'un cran lors d'une réunion publique organisée à la maison de quartier des Bates. Les habitants sont venus exprimer leur ras-le-bol face à ce qu'ils considèrent comme une verbalisation abusive et sans concertation préalable.

 

Présente lors des échanges, Florence Archambaudière, adjointe au maire chargée de la Tranquillité publique, a justifié les interventions des forces de l'ordre par des impératifs de sécurité. Selon l'élue, des signalements répétés ont été faits par des piétons et des parents avec poussettes incapables de cheminer sur les trottoirs. L'adjointe pointe également du doigt le multi-équipement de certains foyers possédant trois à quatre véhicules et refusant d'utiliser leurs garages ou cours privatives. « Le trottoir et la voie publique ne sont pas un domaine privé », a-t-elle rappelé.


La proposition de la mairie refusée, les habitants réclament un macaron

 

Afin de débloquer la situation, la municipalité a proposé d'aménager une vingtaine de places de stationnement supplémentaires dans la rue. Une offre immédiatement rejetée par les riverains.

 

Ces derniers soulignent que ces nouveaux emplacements ne résoudraient rien, car ils seraient rapidement occupés par les résidents du secteur voisin Malraux, qui viennent déjà régulièrement se garer dans leur rue faute de places chez eux. Pour sanctuariser leur stationnement sans risquer à nouveau 135 € d'amende, les résidents de la rue Jean-Vilar réclament la création urgente d'un système de macaron réservé exclusivement aux riverains.





 

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