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Au Domaine de Baronville, 120 000 arbres plantés pour préparer « l’avenir des générations futures »

  • Photo du rédacteur: Emmanuel Senecharles
    Emmanuel Senecharles
  • il y a 38 minutes
  • 3 min de lecture

À cheval sur cinq communes d’Eure-et-Loir, le Domaine de Baronville engage un vaste programme de reboisement. Plus de 120 000 arbres doivent être plantés en sept ans, avec une ambition : renforcer la biodiversité et inscrire durablement ce site historique dans la transition environnementale.


Au Domaine de Baronville, 120 000 arbres seront plantés sur sept ans pour transformer des terres agricoles en forêt.
Au Domaine de Baronville, 120 000 arbres seront plantés sur sept ans pour transformer des terres agricoles en forêt.

Au Domaine de Baronville, 120 000 arbres plantés pour préparer « l’avenir des générations futures »


Sur les terres du Domaine de Baronville, entre Chartres et Rambouillet, le paysage est en train de changer. Depuis quelques semaines, les premières plantations ont débuté. À terme, ce sont plus de 120 000 arbres qui sortiront de terre.

« Nous avons souhaité préparer l’avenir, celui de nos enfants et des générations qui suivront », explique le propriétaire, Aymeric de Rougé d’Aligre, dont la famille occupe les lieux depuis le XVIIIe siècle.


Si le domaine, qui s’étend sur près de 1 000 hectares, comprend déjà des espaces boisés, le projet va bien au-delà de la gestion forestière classique.

« Ce n’est pas simplement de la replantation. Là, on transforme des terres agricoles en forêt », précise le propriétaire. « Je n’ai même pas compté dans les 120 000 arbres ceux que je replante habituellement dans le cadre de la gestion normale. »


Car comme de nombreux propriétaires forestiers, le domaine est déjà engagé dans un plan simple de gestion sur 30 ans, encadré par l’État. Celui-ci impose notamment des cycles de coupe et de renouvellement pour garantir la pérennité des forêts.

Mais ici, l’ambition est différente : créer de nouvelles surfaces boisées.


Des essences adaptées… et variées

Pour mener à bien ce projet, le Domaine de Baronville s’est entouré de plusieurs partenaires, dont le CRPF, la DDT d’Eure-et-Loir, la DREAL et le cabinet Frédéric Labbe.

Des analyses de sols approfondies ont été réalisées avant toute plantation.

« À quelques mètres près, la nature du sol peut changer. L’idée, c’était de mettre le bon arbre au bon endroit », détaille Aymeric de Rougé d’Aligre.


Chênes rouges ou sessiles, tilleuls, noyers, robiniers, peupliers ou encore pins : la diversité des essences est au cœur du projet.

« On évite la monoculture. Si une maladie survient, on limite ainsi le risque de tout perdre », souligne-t-il.


Un chantier étalé sur sept ans

Le programme de plantation s’inscrit dans le temps long. Sur les 120 000 arbres prévus, 30 000 viennent d’être plantés, et 20 000 supplémentaires le seront dans les prochains mois.

Les campagnes de plantation vont se succéder jusqu’en 2032 environ, afin de répartir les risques et d’assurer de bonnes conditions de croissance.


Certaines essences mettront plusieurs décennies à atteindre leur maturité. « Les chênes, par exemple, ce sera dans 150 ans. Nous ne les verrons pas. Mais les peupliers, eux, pousseront beaucoup plus vite », sourit le propriétaire.

Au-delà de l’aspect paysager, l’objectif est aussi écologique. Avec ces nouvelles plantations, le domaine entend renforcer les écosystèmes locaux.

« La nature se réjouit de ce genre de projet. Ces espaces vont devenir des habitats pour de nombreuses espèces », explique Aymeric de Rougé d’Aligre.

Chevreuils, lièvres, oiseaux : la faune locale devrait trouver dans ces nouveaux boisements un environnement favorable, d’autant que les zones seront peu perturbées pendant leur croissance.


Une grande diversité d’essences a été plantée pour limiter les risques sanitaires et climatiques.
Une grande diversité d’essences a été plantée pour limiter les risques sanitaires et climatiques.

Un projet ouvert sur le territoire

Le Domaine de Baronville, connu pour son château du XIXe siècle et son Carrousel,  ancienne ferme modèle reconvertie en lieu de réception, accueille déjà de nombreux visiteurs chaque année.

Des scolaires sont régulièrement invités à découvrir les lieux.

« On reçoit beaucoup d’enfants des écoles. Ils viennent pour des activités, des courses d’orientation. C’est important de transmettre le respect de la nature », insiste le propriétaire.

Un ancrage local fort, renforcé par ce projet environnemental, qui s’étend sur cinq communes : Béville-le-Comte, Auneau-Bleury-Saint-Symphorien, Oinville-sous-Auneau, Roinville et Le Gué-de-Longroi.

 

Un financement en partie compensé

Si un tel programme représente un investissement important, une partie du financement repose sur un mécanisme de compensation carbone.

« Nous allons générer de la captation de carbone. Cela permet à certaines entreprises d’acheter des crédits pour compenser leurs émissions », explique Aymeric de Rougé d’Aligre.

Un levier qui ne couvre pas l’intégralité des coûts, mais qui rend le projet plus accessible.


Avec ce programme de reboisement, le Domaine de Baronville entend s’inscrire dans une logique de transmission. « C’est un projet familial, mais aussi un projet pour le territoire », résume son propriétaire.

 

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