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A Chartres, la fermeture du site d’EBP vécue comme un départ contraint par les salariés

  • Photo du rédacteur: Emmanuel Senecharles
    Emmanuel Senecharles
  • il y a 4 jours
  • 2 min de lecture

La fermeture du site d’EBP Informatique à Chartres, effective depuis le 31 mars, laisse derrière elle des salariés partagés entre résignation, inquiétude et contraintes du quotidien. Derrière le transfert des équipes vers Rambouillet, c’est surtout une réorganisation subie que décrivent les représentants du personnel.


Anne Ségain, représentante syndicale CFDT, évoque une réorganisation « subie » après la fermeture du site EBP de Chartres et le transfert des salariés vers Rambouillet
Anne Ségain, représentante syndicale CFDT, évoque une réorganisation « subie » après la fermeture du site EBP de Chartres et le transfert des salariés vers Rambouillet - Photo EBP


A Chartres, la fermeture du site d’EBP vécue comme un départ contraint par les salariés


« Quand on nous a annoncé il y a deux ou trois ans la construction d’un nouveau siège à Rambouillet, on s’est tout de suite posé la question de la fermeture de Chartres », explique Anne Ségain, représentante syndicale CFDT.


Malgré les interrogations répétées, la réponse de la direction se veut d’abord rassurante. « En 2024, après le rachat par Cegid, on nous a dit que le site ne fermerait pas. »

Quelques mois plus tard, le discours change. « Fin mars, début avril 2025, on nous annonce finalement la fermeture. »


Une décision « déjà actée »

Du côté des représentants du personnel, le sentiment dominant reste celui d’un manque de dialogue.

« Il n’y a pas vraiment eu d’échanges. C’était acté », affirme la syndicaliste. « On nous a présenté des mesures d’accompagnement, mais pour ceux qui refusaient de suivre à Rambouillet, il n’y avait pas d’alternative. »

Au total, 37 salariés ont quitté l’entreprise.


Si une majorité des effectifs a accepté la mobilité, pour d’autres, le trajet quotidien vers les Yvelines était incompatible avec leur vie personnelle.

« Quand on habite vers Brou, Voves ou Senonches, ça fait trop loin. L’impact est important », souligne Anne Ségain.


Un changement qui bouleverse aussi l’organisation familiale : « Finir à 18 heures là-bas, ça complique tout. À Chartres, beaucoup de structures ferment à 18h30. Ça veut dire qu’il faut déjà être sur la route. »


Les salariés qui n’ont pas suivi ont bénéficié de ruptures conventionnelles, mais les conditions sont jugées limitées.

« Ils ont eu l’indemnité légale plus un mois de salaire. Ce n’est pas énorme », estime la représentante CFDT.

D’autant que beaucoup de salariés concernés étaient relativement jeunes, avec peu d’ancienneté. « Certains avaient deux ou trois ans d’ancienneté, d’autres une dizaine. »

Pour ceux qui restent, une autre préoccupation émerge : la suite.

« On va être moins nombreux, mais les clients seront toujours là », pointe la syndicaliste. « Il y a une vraie inquiétude sur la charge de travail. »


Si la direction évoque une meilleure organisation et davantage de synergies sur un site unique, les salariés attendent de voir les effets concrets.


Interview par téléphone de Anne Ségain

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