À Blévy, la fronde des habitants contre un futur élevage avicole de 30 000 têtes
- Emmanuel Senecharles

- il y a 3 heures
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L'implantation d'un bâtiment d’élevage de volailles sur une parcelle bordant les habitations suscite une vive contestation à Blévy. Entre craintes pour le cadre de vie et impératifs de production agricole nationale, le dossier met en tension le petit village de 400 habitants.

À Blévy, la fronde des habitants contre un futur élevage avicole de 30 000 têtes
C'est un dilemme que connaissent de plus en plus de communes rurales. Comment concilier les objectifs nationaux de production agricole avec les exigences de cadre de vie des habitants ? À Blévy, la question n'a plus rien de théorique depuis la délivrance d'un permis de construire autorisant l'installation d'un élevage de 30 000 volailles.
Du point de vue de la municipalité, le dossier est techniquement irréprochable. L'instruction s'est appuyée sur les règles d'urbanisme en vigueur, le site étant positionné sur une zone réservée à l'activité agricole. Le projet ne dépassant pas les seuils réglementaires imposant une enquête publique, l'édile n'avait d'autre choix que d'accorder l'autorisation sous peine d'illégalités.
Pour l'exploitant, l'enjeu est avant tout financier et stratégique. Un hangar de 1 800 m2 , constitue désormais l'échelle standard. "C'est le seuil requis pour amortir un investissement moderne et garantir la compétitivité face aux importations massives", indique-t-il.
Mais sur le terrain, la logique économique et administrative se heurte à une tout autre réalité.
Crainte de nuisances
C'est en découvrant l'affichage administratif en bordure de parcelle que les habitants de Blévy s'est saisie du sujet. L'absence de communication préalable a provoqué un sentiment de mise devant le fait accompli au sein du voisinage.
« On nous a mis directement devant le fait accompli une fois l'ensemble des démarches administratives acceptées, sans qu'aucun mot n'ait été publié au préalable dans le bulletin local ou lors d'une réunion d'information », s'agace un riverain.
Au-delà de la forme, c'est la proximité immédiate des habitations qui alimente l'opposition. Le collectif craint l'impact des odeurs, du bruit et de la rotation des poids lourds sur leur quotidien et la valeur de leurs biens. D'autant que certains suspectent déjà ce premier projet d'ouvrir la voie à de futurs agrandissements.
Le bâtiment devrait voir le jour dès 2027.




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