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À Blévy, la fronde des habitants contre un futur élevage avicole de 30 000 têtes

  • Photo du rédacteur: Emmanuel Senecharles
    Emmanuel Senecharles
  • 9 août
  • 2 min de lecture

L'implantation d'un bâtiment d’élevage de volailles sur une parcelle bordant les habitations suscite une vive contestation à Blévy. Entre craintes pour le cadre de vie et impératifs de production agricole nationale, le dossier met en tension le petit village de 400 habitants.


À Blévy (Eure-et-Loir) , la proximité directe entre le champ destiné à accueillir l'élevage de 30 000 poulets et les habitations riveraines est au centre de toutes les tensions
À Blévy (Eure-et-Loir) , la proximité directe entre le champ destiné à accueillir l'élevage de 30 000 poulets et les habitations riveraines est au centre de toutes les tensions / Illustration Istock

 

  À Blévy, la fronde des habitants contre un futur élevage avicole de 30 000 têtes

 

C'est un dilemme que connaissent de plus en plus de communes rurales. Comment concilier les objectifs nationaux de production agricole avec les exigences de cadre de vie des habitants ? À Blévy, la question n'a plus rien de théorique depuis la délivrance d'un permis de construire autorisant l'installation d'un élevage de 30 000 volailles.

 

Du point de vue de la municipalité, le dossier est techniquement irréprochable. L'instruction s'est appuyée sur les règles d'urbanisme en vigueur, le site étant positionné sur une zone réservée à l'activité agricole. Le projet ne dépassant pas les seuils réglementaires imposant une enquête publique, l'édile n'avait d'autre choix que d'accorder l'autorisation sous peine d'illégalités.


 

Pour l'exploitant, l'enjeu est avant tout financier et stratégique. Un hangar de 1 800 m2 ,  constitue désormais l'échelle standard. "C'est le seuil requis pour amortir un investissement moderne et garantir la compétitivité face aux importations massives", indique-t-il.

 

Mais sur le terrain, la logique économique et administrative se heurte à une tout autre réalité.


Crainte de nuisances

 

C'est en découvrant l'affichage administratif en bordure de parcelle que les habitants de Blévy s'est saisie du sujet. L'absence de communication préalable a provoqué un sentiment de mise devant le fait accompli au sein du voisinage.


« On nous a mis directement devant le fait accompli une fois l'ensemble des démarches administratives acceptées, sans qu'aucun mot n'ait été publié au préalable dans le bulletin local ou lors d'une réunion d'information », s'agace un riverain.

 

Au-delà de la forme, c'est la proximité immédiate des habitations qui alimente l'opposition. Le collectif craint l'impact des odeurs, du bruit et de la rotation des poids lourds sur leur quotidien et la valeur de leurs biens. D'autant que certains suspectent déjà ce premier projet d'ouvrir la voie à de futurs agrandissements.


Le bâtiment devrait voir le jour dès 2027.


C'est sur ce champs situé rue de baronval à Blévy en Eure-et-Loir que sera installé le hangar poulailler qui accueillera 30 000 volailles par lot.
C'est sur ce champs situé rue de baronval à Blévy en Eure-et-Loir que sera installé le hangar poulailler qui accueillera 30 000 volailles par lot.

 

4 commentaires


philippe_brun2001
11 août

Projet sans transparence et soulevant de nombreuses questions pour le voisinage.

En théorie évidemment soutien aux agriculteurs , à l’indépendance agricole.

Mais pas n importe où et n importe comment. Et bien évidemment ceux qui souhaitent implanter ces 1800m2 devant chez eux sont libres de se présenter. Le soutien chez les autres ça n est pas cela la générosité

Modifié
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do14
09 août

Soutien a l'agriculteur!

Le bâtiment est loin dans les champs et en plus il est dans le bon sens pour les vents dominants donc aucun problème pour les habitants.


Ça crée de l'activité et ça permet réduire l'utilisation d'engrais chimiques donc c'est bon pour la vie du sol que du positif !!!

Encore quelques uluberlu de canapé qui s'ennuie et du coup vont ennuyer ceux qui veulent faire avancer le pays !!!

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mlc790149
09 août

Soutien total à cet agriculteur !

À l’heure oú la France importe chaque année des milliers de poulets venus d’Europe de l’Est, et notamment d’Ukraine, il est temps de laisser nos agriculteurs s’adapter au marché afin de rester compétitifs. Faute de quoi le pays va devenir dépendant des importations de produits qui ne respectent absolument pas nos normes. Un désastre pour notre économie, notre souveraineté et notre culture française.

Et si, même à la campagne, les agriculteurs français ne peuvent plus travailler, oú devront-ils aller ? En Ukraine ???

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Tifaine Chouvaloff
Tifaine Chouvaloff
09 août

Soutenons notre agriculture française et ceux qui se battent chaque jour pour la faire vivre ! Nos agriculteurs travaillent dur, prennent des risques et contribuent à faire vivre nos territoires. Ils doivent pouvoir développer leurs exploitations dans le respect des règles et avec le soutien de la population.

Je tiens particulièrement à apporter mon soutien à mon ami dans son projet de poulailler. Derrière ce projet, il y a du travail, des investissements et la volonté de continuer à faire vivre une exploitation agricole en France.

Aujourd’hui plus que jamais, soyons aux côtés de nos agriculteurs plutôt que de leur mettre des bâtons dans les roues. Soutien total !

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